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Afrique de l'Ouest à vélo |
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Page 5 sur 16 NOUAKCHOTT
5.1.2006
Nous avons retrouvé le goudron vers midi et on reprends cette impression de voler au dessus de la route. Après 5 jours à observer les oiseaux, J'éprouve un grand plaisir à reprendre la route. Voir défiler le paysage pas si monotone que ça.
6.1.2006
Route. Vent. De dos puis de face. Pénible pour le moral de passer de 30 km/h à 15 km/h. Paysage superbe ce matin. Dunes, sable rouge et collineux. Monotone avec vent de face cet après-midi. Nous prenons du vent chaud, en y ajoutant un petit soleil nous épuisons nos réserves d'eau plus rapidement que prévu. J'arrête un espagnol qui nous donne 3L. Jeep à habitacle renforcé, GPS couplé à un écran 14", la technologie vient de faire son apparition en Mauritanie. Demain nous sommes à Nouakchott. Le Paris-Dakar aussi. Motivé par l'un, pas par l'autre. Ce sera la seule fois du voyage ou je me suis fait avoir par ma consommation d'eau.
Je profite d'avoir encore un peu de lumière au bivouac pour prendre vélo, tente et JC en photo.
Ma maison pour les 4 mois du voyage  Et JC, le nain qui arrivait du Spitzberg. Il nous a suivi jusqu'au Mali et a fait tout le Sahara sur mon vélo 
7.1.2006
Nouakchott, arrivée à 10h30 du matin. Nous prenons un café et allons chercher une auberge. Direction centre ville et nous nous rendons compte de la folie qui règne dans cette ville. Pire qu'à Nouadhibou. Les routes sont ensablées, les voitures nous dépassent aussi bien par la droite que par la gauche, première fois du voyage ou nous avons peur des autres véhicules. Nous posons pied à terre et trouvons notre auberge à pied. Nous prenons nos marques une fois installés dans ce havre de paix qu'est l'auberge de jeunesse de nouakchott. Lessive, marché, internet, change. Nous allons rester dans la capital quelques jours. La Tabaski oblige.
Arrivée du Paris-Dakar, passage de camions énormes et fluo dans les rues défoncées de Nouakchott.
8.1.2006
Ville folle. Ville africaine aussi. Ville de Paris-Dakar. Les voitures multicolores cotoîent les taxis pourris. Deux mondes se touchent mais ne se mélangent pas. Des pilotes avec des grappes de mauritaniens sur la place du marché. Un photographe entouré de flics reste éloigné de tout et prend ses images au 70-200. Je ne peux pas parler de rencontre entre deux mondes, mais plutôt de deux mondes parallèles avec quelques rares et fragiles passerelles. L'un a le temps pour lui, l'autre a l'argent. Pas bon de marchander le jour de repos du Paris-Dakar. Les mauritaniens font des affaires. Le taux de change explose et le prix du litre est multiplié par quatre. Juste le temps d'un week-end..
12.1.2006
5 jours dans une ville et ne rien avoir à dire. C'est rare. Nouakchott n'est rien d'autre qu'un gros village. Aucune infrastructure, aucun organistaion, les rues sont des toilettes publiques - tout comme le mur de notre auberge. Pas de voirie, la ville est ensablée, le goudron rare et les véhicules fou. Je ne suis jamais tranquille en traversant la rue. Encore moins à vélo. Nous aurons au moins réussi à sortir de la ville à 5 vélos et vivants.
J'ai définitivement de la peine avec les mauritaniens. Ils nous prennent littéralement pour des cons et essaient de nous avoir à tous moments. Tout doit être marchandé. Y compris la nourriture. Toujours être sur ses gardes. Cela devient presque fatiguant. Je n'ose imaginer à quel point les gens du Paris-Dakar se sont fait avoir..
Nous discutons beaucoup avec les expat', et profitons aussi de leur connaissances et de leur véhicules pour visiter un peu le coin. L'océan par temps d'orage avec ses Sanderling jouant à saute mouton avec les vagues ou le bar du centre culturel français sont des bouffées dans cette ville pourrie.
13.1.2006
Journée miracle. J'ai reçu mes pièces détachées ce matin juste avant de partir. J'installe mon compteur, répartis vis et chambre à air dans mon paquetage et on repart. La bonne nouvelle suivante étant que l'on sort vivant de Nouakchott. Nous avons retrouvé nos compagnons de route et partons à 5 pour le Sénégal.
Transition rapide et impressionnante. Partis de Nouakchott et le desert ce matin nous dormons ce soir danms le Sahel. Végétation, acacias, nous pensons faire connaissance avec le cram-cram de Théodore Monod. Nos pneus font aussi connaissance avec les joies du Sahel. Beaucoup d'oiseaux également. Autour sombre ou gabar, Tourterelle maillée, merle métallique, etc... L'avifaune africaine est bien là.
  Bibi sur la piste
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