|
Page 4 sur 16 LE PARC NATIONAL DU BANC D'ARGUIN 30.12.2006
Nous sommes dans le Parc National du Banc d'Arguin (=PNBA). Difficile d'y arriver avec un vélo. Nous sommes partis le 29 au matin et avons fait 40 km en 4h. Tempête de sable. Ce soir là il nous faudra encore une bonne heure pour monter les tentes. L'un tient la tente pendant que l'autre enterre branches et sardines le plus profond possible. Vers midi nous arrêtons un bus qui nous amène à 10 kilomètres de l'entrée du PNBA et nous arnaque. Ainsi est la mauritanie et certains mauritaniens. En étant dans le besoin, ils en profitent de manière royal pour extorquer un maximum d'argent. Si cela ne leur convient pas, ils rompent le marché et se cassent. L'affaire nous est de nouveau arrivé pour atteindre le bord de mer dans le PNBA. 30 kilomètres de dunes ne sont pas envisageable et nous cherchons un véhicule allant dans le parc. Nous moisissons une journée entière à refuser des prix inimaginable. Nous tentons un dernier coup de force en donnant 20 Euros à un chauffeur. Il fait de gros yeux, nous charge, nous et nos vélo, dans le Pick up avec pêcheurs et moteur de bateau, et nous partons enfin. Le chauffeur fera une dernière tentative à l'arrivé en nous disant que c'était 20 Euros par personne. Nous l'envoyons balader sans remord.
Un contact avec des pêcheurs mauritaniens nous rassure. Ils nous donne un Mérou tout frais pour le souper, sans rien demander en retour. L'expérience de ces derniers jours nous avait fait penser que cela n'était pas possible en Mauritanie. Peu importe. Nous sommes dans le Parc national du Banc d'Arguin. Nous allons en profiter pendant 5 jours.. Sur la route du PNBA, au lendemain de la tempête de sable   Le PNBA, enfin  Ses pêcheurs  Et ses Sternes caspienne en pêche 
31.12.2005 - 5.1.2006
Le Banc d'Arguin a été à la hauteur de ses promesse. Des nuages d'oiseaux. Partout. A longueur de journée. Nous profitons largement des 5 jours passés dans le parc. Orgie d'oiseaux au programme. Barges, Bécasseaux, Tournepierres - les moineaux des villages - Pélicans, Cormorans africains, aigrette garzette et des récifs, sternes pierregarin, caspienne, caugek, royale, un Pouiilot perdu dans Le Palétuvier du bord de mer, etc... Nous sommes à la rencontre des avifaunes européennes et africaine. Je passe la journée avec mon boîtier en main et me demande comment je vais faire pour finir le voyage avec le stock de film embarqué. L'ambiance fait beaucoup. Lanche - bateaux de pêche locaux - soleil, nuages de limicoles, et surtout prendre tout notre temps pour observer. Nous ne touchons pas aux vélos durant le séjour. Jérôme avec son carnet de croquis, mois avec mon Nikon, nous profitons des coureurs des sables. Une partie du Parc nationale est en mer. Tous les limicoles qui se nourrissent dans les vasières mises à nues par la marée vont se regrouper sur quelques îles lors du retour de marée. Nous assistons à des vols continue de limicole. Sur les îles se concentrent toujours plus d'oiseaux. Les vols sont des nuages - bruyants de coups d'aile. Qui n'a jamais vu un vol d'étourneau? Imaginez le même avec des Bécasseaux par millier. Avis aux amateurs de recensement et lecteurs de bagues...
5 jours de pur bonheur en quelques photos. Voyage par image en mode "No Comment":
       
31.12.2005
Le Banc d'Arguin tient ses promesses. Balbuzard, Martinet des maisons, Barges à queue noire, Bécasseaux, Courlis, Sterne caspienne, un Grand-duc ascalaphe chantant dans la nuit, ambiance désert.
Nous prenons le temps d'observer avant de prendre la piste pour Iwik. Sterne caspienne en train de pêcher, Barges à queue noire en train de manger, et des libellules qui me passent et repassent sous le nez. Ces libellules. Partout - toujours. Depuis Agadir je pense en avoir vu chaque jour. Même en pleine mer, même en plein désert.
Depuis Arkheiss 30 kilomètres de piste pour arriver à Iwik. Environ un quart était du sable et nous a obligé à pousser. Une journée pour faire ces misérables trente kilomètres. Les joies du sable sont impénetrables. L'arrivée à Iwik nous remonte tout de suite le moral. Quelques minutes d'observation au village nous laisse pantois. Pélican blanc, Mouette à tête grise, Héron, Aigrette des récifs, limicoles par paquet de dix. Première fois depuis bien longtemps que nous voyons passer un oiseau sous notre nez sans pouvoir lui poser un nom.
Soirée du nouvel ans en compagnie de touristes français et espagnols. Soirée à déguster bières, vin et champagne. Après un mois sans alcool..
Vol. Nous nous sommes fait visiter la tente hier en matinée. Ma montre, mes stylos et mon GPS se sont fait ramassé. J'ai réussi à être assez c** pour oublier montre et GPS dans la tente.. Mais ce seront les stylos qui me manqueront le plus. Sans stylo, plus de carnet de voyage. Plus aucun moyen de divaguer sur papier ce que ma tête rumine pendant les heures de routes. Je me sens presque orphelin.
Tout cela n'aurait été qu'une anecdote de sur ma naïveté et ma bêtise si il n'y avait eu ce cher Iwuko, chef du camping. Un simple vol est devenu une affaire politique puisque à l'en croire "Le vol n'existe pas en Mauritanie" (sic!). Je n'ai pas pu me faire voler du materiel dans Son camping. Son honneur est perdu et il me traite de menteur. Avant que je ne le prenne par les pied pour planter des piquets de ces tentes maures Jérôme s'occupe de calmer le jeu. Il doit jurer sur la bible que je me suis bien fait voler ce materiel. Ayant juré sur sa religion, le problème est reglé. Mais nous sommes devenus "persona non grata" dans ce camping. Mes soupçons vont évidemment vers ce cher chef de camping m'ayant avoué lui même être venu voir dans la tente si nous étions rentré le jour du vol. Cela n'importe plus pour moi. Vite loin de ce personnage magouilleur et malsain. On nous trouve une voiture en une heure (alors que nous avions eu besoin d'une journée à notre aller) et nous repartons vers la capitale.
Heureusement qu'il y a eu les oiseaux. Par nuage. Il suffit de s'assoir au bord de l'océan et d'observer. Les coureurs des sables font leur va-et-viens sans trop se préoccuper de nous. Les crâbes violonistes se souvient plus des menaces aériennes que de ce comique avec son téléobjectif. Bref, l'avifaune était au rendez-vous et nous en avons profité.
|