05-02-2012
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Afrique de l'Ouest à vélo
Index de l'article
Afrique de l'Ouest à vélo
Sahara occidental
Vers la Mauritanie
PNBA
Nouakchott
Vers le Sénégal
Parc national des Oiseaux du Djoudj
Le long du fleuve Sénégal
Tambacounda et le Niokolo koba
Vers le Mali
Destination Bamako
Le Delta intérieur du Niger
Retour au Sénégal
En Casamance
Fin du voyage, début du retour
Retour en Suisse

RETOUR AU SENEGAL 



4.3.2006

Rendez-vous au départ du bus à 9h. En bon suisse, je suis ponctuel. Nous partons à midi... Il aura fallu trois heures pour peser et charger le matériel. Maximum, 20 kilos par personnes. Le surplus doit être payé. Les femmes n'apprécient pas. Elles font du commerce à Dakar et ont de gigantesques cartons. Je me demande comment la totalité des bagages va entrer dans les soutes. Une galerie est crée sur le toit du bus avec trois bouts de corde. Mon vélo restera là-haut pour tout le voyage. Je ne suis pas tranquille... Les femmes crient. Elles ne veulent pas payer. Les hommes rient. Ils attendent de monter dans le bus que les femmes paient. Ainsi passe le temps.

Nous partons donc vers midi. La route défile, les arrêts et les pauses se suivent jusqu'au premier poste de contrôle. Les papiers sont ramassés et un malien va récupérer le sien en disant qu'il va lâcher ses 1000 CFA. Je ne comprends rien. Les africains paient un maximum, et moi rien... Je glâne quelques explications. Les papiers ne sont pas toujours en ordre. Un voisin de siège voyage avec sa carte d'employé d'hotel. Forcément, les douaniers n'aiment pas trop et laissent passer contre espèce sonnante et trébuchante.

Nous devons faire une halte pour la nuit à mi-chemin vers la frontière. La route est fermée par sécurité. On craint les coupeurs de route. Nous nous endormons dehors et par terre. Certains malien du voyage découvrent les villages sans lumière et sans électricité. Ils ont toujours vécu à Bamako..


5.3.2006

Retour au Sénégal. Nous perdons notre temps à la douane. Les commerçantes n'ont pas assez d'argent. Nous restons et attendons l'après-midi sous un soleil de plomb. La douane de Kidira est loin du centre. Même pas l'occasion d'aller chercher de quoi se rafraîchir.. Rien de particulier sur la route si ce n'est d'autres contrôles et d'autre bakchichs. Je continue à ne rien payer et à ne rien comprendre. Les africains paient, le blanc regarde faire et récupère son passeport... Nous arrivons à Tambacounda à 10 heures du soir. Je retourne chez Dessert et m'endors rapidement.


6.3.2006

Je prends la journée pour acheter un pneu neuf. Je croise 4 français avec qui je discute un long moment. Le couple part pour un tour du monde, et les deux autres filles voyagent en taxi. Nous échangeons nos adresses et partons chacun de notre côté. Ils continuent sur le Mali. Je leur donne quelques informations. On retrouve les sénégalais et sens la différence avec le Mali. Les enfants sont beaucoup plus insistants. Les gens recommencent avec les "donnes-moi".


7.3.2006

Je pars direction Casamance, fin de la route pour moi. Je sens la fin du voyage. J'ai des problèmes récurrents de chambre à air. Je gonfle le soir et me retrouve le matin avec une roue à plat. Je roule en me demandant quelle sera ma prochaine tuile. Je me soucie de chaque bruit inhabituel venant du vélo. Le Mali et ses séries noires reste gravé dans mes souvenirs. Ce n'est pas forcément bon pour le moral. Il faut que je fasse une pause plus longue. Laisser le vélo de côté et ne plus le toucher. Me changer les idées. Pour l'instant je dois filer en Casamance. Je roule lentement.. A Velingara je croise deux jeunes français - Emmanuel et Florent - bossant pour une ONG. Nous passons quelques heures à discuter et à boire des bières. Je les reverrai régulièrement au long de ma route pour Zig'.



 
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