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Nous dirons que ce départ se sera fait en plusieurs étapes, presque à la manière des nomades touaregs. Il y a eu d'abord l'annonce officielle dans la presse (Le Nouvelliste du mercredi 13 août et le 24 Heures du samedi 9 août). La deuxième étape aura été la plus importante, la rencontre avec la classe de préapprentissage de Vouvry. J'y aurais passé 2 heures avec les jeunes adolescents, à leur montrer mon matériel et ce que je considère comme important d'emporter pour une telle aventure. La dernière étape enfin sera le vrai départ en lui-même, prévu pour ... bientôt. L'appartement a été vidé. Le vélo est prêt et chargé. C'est toujours dans ces moments que l'on se rend compte de ce qui peut s'accumuler. C'est aussi dans ces moments qu'arrive le tri fatidique. Quelle part de souvenir voulons nous finalement conserver au fin fond de nos cartons? Pourquoi je m'obstine à garder des cartes et des plans des années 1930 ou 1950 alors que les routes et chemins n'existent plus? Et les diapositives, de mes débuts jusqu'à mon récent passage au numérique? Plusieurs mériteraient la poubelle maintenant.
Déménager et vider un logement est une partie importante du départ. C'est tirer une croix sur son propre confort. C'est se préparer à son "home sweet home" entassé dans 30 kilos de matériels. Une tente, une natte et sac de couchage, un réchaud à essence et une casserole d'un litre, 3 caleçons et autant de chaussettes et de t-shirts. 3 livres, en espérant en trouver d'autres sur la route. On fait presque tout par 3. Une tenue pour rouler, une sèche pour le soir et une de rechange. Renoncement? Peut-être, mais s'il faut renoncer pour partir, alors oui, renonçons pour plus de liberté.
À bientôt Manu
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