05-02-2012
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Budapest, km 1943

Zagreb-Budapest. Ou trois bivouacs en pleine campagne. Jamais bien loin de villes ou de villages. Tant la région s’aplanit. Tant l’est de la Croatie et la Hongrie sont cultivées.

 

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Je trouverai tout de même des petits coins permettant d’installer mon confort pour une nuit. D’observer les nuages d’hirondelles et les vols d’oie cendrée. Ecouter les chauves-souris en chasse. Parfois bien hâtive. La chance d’admirer la rencontre improbable entre des Noctules et les Hirondelles. Je resterai bouche-bée – le briquet à la main. La cuisine du soir attendra bien encore un peu, le temps d’enregistrer les ultra-sons. J’ai longé le Lac Balaton sans trop m’attarder. Affaire de souvenirs. Je me demanderai juste – en avalant une tomate – comment attraper des colverts pour les baguer et les équiper d’émetteur. Appelez ça déformation professionnelle. Je ne pourrais tout de même pas m’empêcher de trouver des Cygnes bagués au cou – disgracieux au possible – mais particulièrement efficace pour les observateurs.

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La route aura – cette fois – été bien plus rapide. Seulement 4 jours. Presque de la course. Non pas que j’étais très pressé, mais les routes hongroises sont parfois bien déroutantes. De routes nationales interdites aux cyclistes, tracteurs et charrettes aux routes secondaires divagantes, j’ai parfois pris le parti de prendre les routes les plus directes. Quelques coups de klaxon m’auront tout de même fait comprendre que je n’avais rien à faire sur ces routes. Entre poids lourd et voiture je ne me suis pas trop arrêté, ne voulant pas faire parti des écrasés sur la route. J’aurais parfois quelques surprises avec les signaux routiers. Entre route aux circonvolutions étonnantes et bifurcations débouchant dans les champs j’ai mon lot de surprises. Qui croire ? Les panneaux ou le bitume ? Je m’amuse de ces incitations au développement. De ces zones industrielles qui ne sont encore que des champs. Je m’amuse de ces multiples boucles pour aller chercher une route. L’arrivée à Budapest a marqué le summum de ces routes. J’ai bien tenté de prendre les petites voies secondaires. Pas moyen. Je roulerai plusieurs kilomètres – comme un damné - sur une bonne grosse voie de circulation. Es camions jonglant entre les deux voies pour éviter de me raser. Je me réjouis de l’arrivée à Istanbul. Déboucher sur le Danube - dans ces cas là - est un bonheur. On passe des camions aux pistes cyclables si nombreuses. Un havre de paix au milieu de la ville. Je savoure.

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Je prends le temps à Budapest. Cette ville me plait. Allez savoir pourquoi. C’est ici aussi que je vois un ami suisse. Nous visitons la ville et délirons quelque peu. Du plaisir de parler français et de ne plus avoir à réfléchir sans arrêt de ce que nous devons dire. Je profite de rester plusieurs jours dans cette ville pour me lancer dans les photos nocturnes. Les poses longues, avec ou sans personnes. Créant à souhait des fantômes sur mes images.

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