05-02-2012
Accueil arrow Carnet de route arrow Istanbul, km 4004
.
Istanbul, km 4004

Mosquée bleue. Mosquée de Souleyman. Mosquée de Ste-Sophie. Nouvelle mosquée. La liste peut être longue pour qui veut citer les mosquées stambouliotes de manière exhaustive. La ville a accueilli pléthore de conquérants. Chacun voulant poser sa marque dans la ville. De massacres, il se rachetaient en bâtissant des bâtiments religieux et majestueux. Chacun voulant faire plus haut et plus grand que son prédécesseur. Torticolis assuré en sortant de ces bâtiments. Surprises en bordant la Mosquée bleue de nuit. Les Goélands se transforment en Phoenix. Oiseau banal renaissant en gardien des croyances. La vision est aussi magique que furtive.

Image

Image     Image

Arriver à Istanbul marque une grande étape du voyage. Je vais quitter l'Europe pour prendre pied en Asie. Enfin. De l'Asie mineure à l'Asie centrale la Chine semble juste à côté. J'ai l'impression de la toucher des doigts. Voir surgir les mosquées sur le bord de mer restera gravé dans ma memoire. Du parking à cargos en attente de passage du Bosphore aux minarets des mosquées bleue et Sainte-Sophie, je n'ai pu que m'arrêter pour profiter de ce moment.

Image

Image

Le passage en Turquie aura pourtant été plus difficile que je ne le pensais. non pas du fait de problèmes aux douanes ou d'improbables bakchichs à donner. Non. Plutôt à cause des 30 cm de neige tombés depuis mon départ de Burgas. Les Bulgares à qui je demandais mon chemin me regardaient d'un oeil incrédule. Beaucoup ont dû me penser fou. Certains me l'ont dit. La route est montagneuse. Sinueuse. Blanche. Les forêts s'étendent à perte de vue. Peu d'habitations. Peu de routes secondaires aussi. Peu de circulation surtout. La route blanchit peu à peu. A mesure que je monte. Je découvre peu à peu les problèmes à gérer en roulant dans de telles conditions. la glace assure son emprise sur le vélo. Le dérailleur arrière, les câbles, cassette, plateau, tout se couvre de glace petit à petit. Empêchant la chaîne de crocher efficacement. Je finirai ce parcours avec un seul pignon à l'arrière et les deux plateaux inférieurs. Eau chaude obligatoire pour libérer le vélo. Ma seule crainte aura été de briser le dérailleur. La frontière passée, la vision des minarets au milieu des collines enneigées marquera le passage en terre musulmane. Le premier appel à la priere que j'entendrai de ce voyage se fait les pieds dans la neige. Sous une nuée de Choucas.

Image

Image     Image

Image

Image

Encore plaisirs de nouveau pays. Je retrouve avec délice les Borek. Feuilletés au fromage ou à la viande. Je n'en avais pas retrouvé depuis la Slovénie et la Croatie. Je découvre aussi avec plaisir la cuisine turque. Baklava - pâtisseries faites de feuilletés pistache ou noix et gorgées de miel - Manti - raviolis à l'orientale - les kebab sous toutes ses formes. Sans compter les épices en quantité. Des harissas qui brûlent les papilles à la cannelle. Le thé bien sûr. Et le café turc. Je remarque une énorme abérration dans les cafés. Le nescafé coûtant moins cher que le café turc. Pourtant tellement meilleur. Je maudis Nestlé à chaque déjeuner. Mon estomac va particulièrement apprécier ce pays. Plaisir des yeux aussi. Istanbul regorge de sites à visiter. Des réservoirs d'eau de l'empire ottoman aux différentes mosquées et musées. Mais aussi plus simplement parcourir les rues et les ponts. Je me prends à repenser à Ibicus où Pascal Rabate a fait promener son personnage - le très ambigu Siméon - sur le pont de Galata. Je pense aussi à tous ceux qui arrivaient d'Europe ou d'Asie - Nicolas Bouvier et Ella Maillard entre autres. Tous ceux à qui il ne restait plus qu'à traverser le Bosphore pour commencer - ou finir - leur route marchande.

Image

Image

Image

Image     Image

Image     Image

Image     Image

Image

Image

Image     Image

Image     Image

Image

Image   Image   Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image   Image   Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image     Image

Image

Image

Je visite Istanbul. parcours les rues. M'amuse du simple plaisir de pouvoir changer de continent en restant dans la même ville. Seul cas au monde - il me semble. M'amuse de voir que les transports publics stambouliotes comprennent bus et tramway, mais également les ferris. Compare les deux côtés. des touristes de la zone européenne au calme de la zone asiatique. Je rencontre dans la ville d'autres cyclo-nomades.Turque, Anglais, Américains, tous se sont arrêtés ici avant de repartir vers d'autres régions. Gizem et Bryan. Installés à Istanbul qui ont provoqué les rencontres fervents défenseur de la vélomobilité dans la ville. Ils ont roulé jusqu'au Khazakstan. Krista et Dan . Deux anglais en route pour le Tibet. Erim . Stambouliote, artiste, cycliste invétéré défendant - lui aussi - la vélomobilité et voyageur à ses heures. J'aurais la surprise de le voir habillé des habits de la poste suisse. Voyage déjà fait ou encore à faire, nous passons de nombreuses heures à discuter et se promener à vélo dans les rues d'Istanbul. Aller faire retaper nos vélos du côté asiatique. Plaisir de retrouver les mêmes motivations de découverte avide de l'ailleurs. Aller voir si l'herbe est vraiment plus verte dans les autres régions. Vers l'Est.

Image

Image

Image

Image

Image

Image   Image   Image

 
© 2012 eRey.ch
Les textes et les images de ce site ne sont pas libres de droit.